Lundi 5 octobre 2009
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Pendant des décennies, les lignes des transports Citroën ont sillonné la France, reliant les villages entre eux et assurant une désserte de proximité bien plus pratique que le chemin de fer.
Dans les années 60, j'habitais chez mes parents à Dannemois (S & O). La propriété familiale était contigüe à l'arrêt des cars. Je pouvais alors, entendre les autocars ralentir, s'arrêter,
tourner au ralenti (le temps que les voyageurs montent et descendent), et enfin repartir......Le bruit du moteur 6 cyl diesel de l'autocar de type 46 est gravé à tout jamais dans ma mémoire. C'est
à partir de ces années là que je me suis dit : un jour j'aurai un véhicule Citroën avec ce nez là.
Le galop caractéristique du 6 cyl diesel au ralenti se reconnait entre mille " tagada-tagada ". Pas de doute c'est un citron. Le jeudi en début d'après-midi, nous montions ma mère et moi dans
cet autocar fabuleux pour aller faire notre marché à Milly la Forêt. Nous traversions d'autres villages peuplés d'arrêts (où figuraient le panneau en tôle émaillée marron et orange frappé des
chevrons) toujours stratégiquement placé à proximité d'un café.
Le chauffeur habillé de sa blouse beige à parements marron escaladait parfois l'echelle située à l'arrière du car pour
hisser ou descendre un bagage ou une bicyclette.
Ma mère et moi regardions ce petit spectacle confortablement installés dans nos fauteuil en simili-cuir, ces petits trajets s'apparentaient encore un peu aux voyages en diligence du siècle
d'avant, avec ses rencontres, ses bavardages.........C'était le temps des cars Citroën aux appétissantes couleurs chocolat café-crème (ce qui les faisait parfois surnommer "Banania").
Les transports Citroën assuraient un gros trafic de messagerie, d'où la présence de ce coffre proéminent venant compléter l'immense galerie de toit. L'autocar en charge ne dépassait pas les 60km/h,
tout cela avec un confort ralatif (pas de vitres coulissantes, un chauffage symbolique, et un ronflement moteur omniprésent).